5.2. Quelle différence existe-t-il entre un crédit carbone et un certificat carbone ?

Soil Capital Carbon permet à un agriculteur de vendre des certificats carbone ISO et non des crédits carbone. 

Les certificats que nous émettons sont en effet achetés par 2 catégories d’entreprises.

D’une part, des entreprises agroalimentaires acheteuses de matières premières en France, en Belgique et en Angleterre qui ont pour volonté de réduire les émissions liées à leur chaîne d’approvisionnement.

D’autre part, des entreprises non liées au secteur agroalimentaire qui utilisent nos certificats pour contribuer à la décarbonisation de leur région, sans pour autant les utiliser dans leur comptabilité carbone. La différence entre l’achat d’un certificat carbone ISO ou d’un crédit carbone compensatoire pour ces entreprises, réside principalement sur la possibilité ou non de compenser ses émissions et déclarer la neutralité carbone. Les certificats carbone ISO ne permettent pas à une entreprise de compenser ses émissions et de se déclarer neutre en CO2, ce que les crédits carbone compensatoires permettent.

5.8. Comment allons-nous gérer le dégagement de carbone par le sol en cas d’événement imprévu ?

Nous déclarons un « événement de perte » lorsqu’un dégagement de carbone provenant des stocks de l’exploitation agricole aura lieu. Celle-ci devra:

  • être imprévu au plan de gestion (la préparation des terres ou la récolte prévue est autorisée) ;
  • résulter de décisions de gestion et non de phénomènes météorologiques ;
  • représenter plus de 5 % des réductions et séquestrations d’émissions réalisées dans le cadre du projet à ce moment-là.

Si un événement de perte se produit :

  • Les agriculteurs ne devront pas restituer l’argent déjà reçu ;
  • Au lieu de cela, une “réserve d’assurance” est mise en place dès la première année: 20 % des certificats générés sont placés dans cette réserve chaque année et ne peuvent être vendus ;
  • En cas d’un « événement de perte », ces certificats seront utilisés pour couvrir le dégagement de carbone ;
  • L’agriculteur devra cotiser à nouveau pour le même nombre de certificats dans les années à venir avant d’être à nouveau payé ;
  • Si aucune perte n’est subie, au bout de dix ans, les certificats de la réserve d’assurance seront vendus et les agriculteurs recevront les paiements qui lui sont attribués.

5.7. Je veux vendre des certificats carbone, mais pas un droit à polluer! Quel est l’intérêt des entreprises qui achètent mes certificats ?

Les certificats carbone issus de Soil Capital Carbon ne permettent pas à une entreprise de compenser ses émissions et se déclarer neutre en carbone, contrairement aux crédits carbone compensatoires disponibles sur les marchés.

La déclaration liée à l’achat de certificats dépend du secteur d’activités de l’entreprise qui achète.

Une entreprise non liée à vos cultures achète vos certificats pour certifier et démontrer sa contribution aux améliorations quantifiées de l’empreinte GES de l’agriculture dans sa région, sans toutefois pouvoir compenser ses émissions et déclarer la neutralité carbone.

Une entreprise liée au secteur agroalimentaire, qui achète vos cultures, achète aussi vos certificats pour certifier et démontrer que ses émissions indirectes de GES ont été réduites. Cette déclaration de réduction d’émissions peut être formulée au niveau de l’entreprise ou au niveau du produit qu’elle met sur le marché.

5.6. Puis-je vendre moi-même mes certificats carbone ?

Les certificats carbone générés pendant le programme seront exclusivement réservés à la vente à Soil Capital. L’agriculteur n’est pas autorisé à vendre ou à transférer des certificats carbone à des tiers, mais peut orienter des acheteurs potentiels vers Soil Capital.

5.5. Qui achètera mes certificats carbone ?

Des entreprises (alimentaires et non alimentaires) qui souhaitent soutenir une agriculture plus responsable et avec qui nous sommes en contact au travers de notre partenaire commercial South Pole. Nous ne vendons pas de droit à polluer : les entreprises achetant nos certificats ne peuvent pas prétendre à la neutralité carbone via ce mécanisme. Notre préférence va à la vente de certificats aux entreprises alimentaires, puisqu’en achetant vos certificats dans la même région que leur bassin d’approvisionnement, elles pourront démontrer que les émissions de leurs matières premières ont été réduites.